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 il est temps de nous poser quelques questions sur les raiso

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MessageSujet: il est temps de nous poser quelques questions sur les raiso   Ven 4 Nov - 18:03

Passée la déception de l’élimination, il est temps de nous poser quelques questions sur les raisons de notre échec en Tunisie. Et aussi de penser à l’avenir.


Stade de Radès, vestiaires marocains, 23 heures. Les joueurs sont abattus. Certains sanglotent, inconsolables. Youssef Mokhtari, qui n'a pas joué, discute avec un journaliste allemand. Lorsqu'on lui demande comment il se sent, il répond froidement : “Je ne ressens plus rien du tout. La coupe du monde va se dérouler chez moi, en Allemagne, et je ne vais pas la jouer. Et j'ai 26 ans...” Une élimination très difficile à
encaisser pour des joueurs qui ont mené au score la plus grande partie du match. L'arbitre, bien sûr, est au centre de toutes les discussions. Le staff technique l'accuse nommément. Les autres, comme Walid Regragui, se contentent de pointer du doigt les incohérences étranges de ces phases qualificatives : “Lorsque nous ayons joué au Kenya, nous l'avons fait sur un terrain quasiment impraticable. Suite à ce match, la FIFA a sanctionné le Kenya et c'est la Tunisie qui en a profité, puisqu'elle est allée gagner là-bas sur un terrain très correct et à huis-clos. Les Tunisiens se sont même permis le luxe d'envoyer une équipe B. Comment expliquer cela?” Un peu plus loin, Zaki a beau jeu d'expliquer à qui veut l'entendre qu'il n'a perdu aucun match, et que notre élimination est injuste. Logique.
Retour à Casablanca. La tête plus froide, il est grand temps de revenir sur ces éliminatoires, et de se poser quelques questions cruciales.

L'absence de Naybet a-t-elle pesé lourd ?
C'est Abdeslam Ouaddou qui répond : “Oui, absolument. Son expérience nous aurait énormément aidés. J'ai joué à ses côtés des matchs beaucoup plus chauds, notamment au Caire. Je peux vous dire qu'il sait se faire respecter des arbitres, des adversaires. Il stabilise une équipe”. Dans la bouche de Ouaddou, l'aveu est de taille : les deux hommes se sont souvent accroché dans le passé. Ses paroles prennent encore plus de poids : “Nous n'avons jamais été sereins. Même en menant au score, on commettait trop de fautes”. Entre une équipe marocaine qui n'a jamais réussi à poser son jeu malgré son avantage et des Tunisiens à la peine, le spectacle a été piteux. La science tactique de l'ancien capitaine des Lions aurait été un atout précieux.

L'arbitre a-t-il avantagé les tunisiens ?
On peut difficilement contester que l'homme en noir ait pratiqué un arbitrage à deux vitesses selon l'évolution du score. On peut également affirmer que son empressement à sortir les cartons à l'encontre du trio défensif El Karkouri-Benaskar-Ouaddou n'avait rien de gratuit. Il s'est lui-même trahi en montrant par errreur un rouge pour Talal. Mais il est également clair qu'il n'a pas offert la qualification à la Tunisie, pas plus qu'il ne lui a offert un pénalty. Il a pratiqué un arbitrage maison classique, à l'africaine. Nous nous sommes battus tous seuls. Noureddine Naybet, qui a regardé le match à la télé, est catégorique : “C'est comme si les Tunisiens nous avaient offert la qualification sur un plateau. Ils étaient cuits en deuxième mi-temps, et nous n'avons pas su en profiter. On n'a pas voulu de leur cadeau, alors ils ont fini par égaliser”.

Méritions-nous la qualification ?
Sur le plan du jeu, pas vraiment. L'équipe nationale a multiplié les sorties médiocres. Contre le Kenya ou le Botswana, elle a été poussive. Le fond de jeu séduisant lors de la CAN 2004, s'est complètement délité. Nous avons trop souvent été sauvés par des exploits individuels ou des balles arrêtées. à Radès, nos deux buts ont été marqués sur des erreurs défensives flagrantes de la défense tunisienne. Naybet : “J'ai toujours dit, même lorsque je faisais partie de cette équipe, qu'il n'y avait aucun schéma clair de jeu”. Difficile de le contredire. Le réalisme de Marwane Chammakh ou de Talal El karkouri a souvent à lui seul servi de cache-misère à une production de jeu largement insuffisante. Notre milieu de terrain n'a jamais combiné de manière satisfaisante. Il faut remonter à la demi-finale de 2004 contre le Mali pour trouver des combinaisons de jeu intéressantes. Exception faite du match contre le Kenya (à Rabat, victoire 5 à 1). Et ce n'est pas un hasard. Zaki avait aligné lors de ce match de véritables milieux de terrain techniques et créatifs : Diane et Abdessadki, qu'on ne verra plus par la suite.

Pourquoi nos goals craquent tous ?
C'est assurément le point noir le plus étrange de notre équipe nationale. Depuis plus de dix ans, nos gardiens de buts se loupent systématiquement lors des grands rendez-vous. Rappelez-vous de Azmi contre l'Arabie Saoudite en 1994, ou de Fouhami en finale de la CAN l'année dernière. Sans même parler de Benzekri. Lors de ces dernières phases qualificatives, Zaki n'a jamais fixé son choix. Nous avons vu Sinouh, Lemyaghri, Zaza. à Tunis, la fébrilité de Lemyaghri nous a coûté cher. Deux erreurs de mains, qui provoquent un pénalty et un but-gag. Dans les vestiaires, le wydadi s'est fait durement savonner par l'entraîneur. On ne peut s'empêcher de se poser la question : comment se fait-il qu'un ancien gardien de la classe de Zaki n'ait pas pu former un successeur correct, en plus de deux ans de travail ? Comment se fait-il qu'il n'ait jamais su mettre un gardien en confiance, et que tous ceux qui se sont succédé, jouent manifestement avec la peur au ventre ? Un gardien fébrile, et c'est toute la défense qui panique. Quelles que soient les limites tactiques de Zaki comme entraîneur, cette incapacité à former et à installer un gardien de but est pour le moins surprenante.

Zaki a-t-il commis des erreurs de coaching ?
En faisant sortir Noureddine Boukhari et Youssef Hadji alors qu'il fallait marquer le but de la qualification, Zaki a surpris tout le monde. Pourquoi avoir attendu les arrêts de jeu pour faire entrer un attaquant supplémentaire (Boussaboun) ? En fin de match, nos défenseurs étaient prêts à monter à l'abordage pour un assaut final, quitte à prendre un but en contre qui n'aurait rien changé à l'affaire. Zaki les en a empêchés. Il semblait vouloir protéger le nul. Protéger une invincibilité qui lui permettra sans doute de sauver son poste. Une invincibilté qui ne veut plus rien dire. Depuis que la FIFA a décidé de comptabiliser 3 points pour une victoire (contre 2 auparavant), un match nul n'a guère plus de valeur qu'une défaite. Démonstration. En faisant six matchs nuls, on ramasse autant de points qu'avec à peine deux victoires et quatre défaites. Autrement dit, il faut jouer pour gagner - c'était d'ailleurs l'esprit de cette nouvelle règle. Et celà, Zaki l'a rarement tenté. Nous nous sommes trop souvent présentés sur des terrains adverses avec un seul véritable attaquant de pointe, sans véritable ambition. En seconde mi-temps, alors que les Tunisiens étaient à la peine, il aurait fallu faire monter un attaquant frais, pour tenter de tuer le match. Au lieu de cela, nous avons reculé, et avons fini par céder.

Y a-t-il eu arnaque au Kenya ?
Rappel des faits : lors du match à Naïrobi, les Marocains jouent sur un champ de patates. En panne d'inspiration, amorphes, ils décrochent un match nul 0-0 peu glorieux. Dans les tribunes, des incidents graves causent la mort d'un spectateur. La FIFA sanctionne la fédération kenyane en l'obligeant à jouer le match suivant à huis-clos. Le match suivant, c'est justement Kenya-Tunisie. Pour l'occasion, la fédération kenyane sort de son chapeau un terrain parfaitement décent. Très confiants, les tunisiens mettent au repos leurs joueurs stars fatigués ou sous la menace d'un carton : Jaidi, Jaziri, Santos. Ils gagnent facilement 2-0. Quelques jours plus tard, le ministre des Sports kenyan déclare qu'il dispose d'éléments qui lui permettent d'affirmer que son équipe était corrompue. Blatter, lors du congrès mondial de la FIFA à Marrakech (sic) enterre rapidement l'affaire, expliquant qu'il n'y aura pas d'enquête. Soyons clairs : la présence de la Tunisie dans les hautes sphères de la FIFA lui permet de s'offrir ce genre de cadeau. Tout comme la présence de l'égypte à la CAF lui permet, en particulier au niveau des clubs, de collectionner les trophées. Ce n'est pas nouveau. Les Marocains, eux, ne sont présents ni à la FIFA, ni à la CAF. au lieu de continuer à gémir sur notre sort, il est largement temps de placer un responsable à haut niveau. Problème : avons-nous des dirigeants de cette envergure ?

Quel est l'avenir de cette génération ?
L'équipe qui a débuté le match contre la Tunisie avait une moyenne d'âge de 26 ans - ce qui est jeune pour un match de cette importance. En 2010, Marwane Chammakh aura 25 ans à peine. Hadji en aura 29 et Badr EL Kadouri 28. Même s'ils sont jeunes, ces joueurs ont déjà acquis une une formidable expérience internationale. Si l'absence au mondial 2006 va constituer un coup d'arrêt pour la progression de cette génération, il faut lui perpmettre de repartir sur une dynamique positive, en commençant par réaliser une bonne Coupe d'Afrique en égypte, l'hiver prochain. La question est : le groupe désire-t-il continuer l'aventure avec Baddou Zaki ? Certains joueurs comme Ali Boussaboun, Tarik Skitioui et Jawad Zaïri ont déjà exprimé à la presse leurs réticences à honorer une prochaine sélection si Zaki venait à être maintenu. Pour l'instant, il ne s'agit que de remplaçants. Les autres joueurs - les cadres - ne s'expriment pas publiquement, mais confient volontiers en off qu'ils ne se voient pas aller bien loin avec l'actuel sélectionneur. Une opinion difficile à ignorer. D'autant plus que les Chammakh, Hadji, Ouaddou, Regragui sont, dans “le civil”, de véritables amis. C'est cette amitié, en premier lieu, qui nous avait portés en finale de la CAN. Il faut vite redonner le sourire à cette équipe. Et l'actuel coach ne semble pas en être capable.

Quel est l'avenir de Baddou Zaki ?
Une chose est certaine : Zaki ne démissionera pas. Il entend poursuivre son mandat jusqu'à la Coupe d'Afrique 2006, en égypte - il s'apprête d'ailleurs à se rendre au Caire pour assister au tirage au sort. Il devra atteindre les demi-finale, c'est ce stipule que son contrat. S'il y parvient, ce qui n'a rien d'impossible, il poursuivra son chemin avec les Lions de l'Atlas. Pourtant, la méthode Zaki semble avoir atteint ses limites. Isolé, contesté, sa position pourrait s'avérer intenable à très court terme. Même si l'homme est attaqué au sein de son propre groupe, il ne changera rien à sa façon de travailler. Sa gestion de l'affaire Naybet l'a prouvé : il est capable de se tirer une balle dans le pied plutôt que de transiger avec son orgeuil. Il a, tour à tour, éloigné l'irréprochable Youssef Chippo, le vétéran Noureddine Naybet, Yassine Abdessadki .Clairement, Zaki s'accroche. Dommage. Pour l'équipe, bien sûr, mais aussi pour lui-même et son image dans le football marocain. Ce n'est pas faire injure à l'homme que de constater aujourd'hui que le groupe, sans lui, irait plus loin.
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